Ars Dogmatica

Pierre Legendre

Le visage de la main

 - On n’a jamais vu, on ne verra jamais, une société vivre et se gouverner sans scénario fondateur, sans narrations totémiques, sans musiques, sans chorégraphies.

 - On n’a jamais vu, on ne verra jamais, une société vivre et se gouverner sans préceptes et sans interdits.

 - On n’a jamais vu, on ne verra jamais, une société vivre et se gouverner sans une « colle » qui fasse tenir ensemble ces registres disparates, c’est-à-dire qui obtienne « la coïncidence des opposés ».

Pourquoi ?

P.L.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’adresse aux lecteurs du Visage de la Main,
et d’abord aux médiévistes, ce repentir :
en page 26, j’ai imputé au canoniste-évêque Guillaume Durand
« le Grand Miroir », l’œuvre fameuse du dominicain Vincent de Beauvais.
Cette substitution d’identité laisse aussi dans l’ombre Guillaume
et son traité de liturgie devenu un classique !
Je les ai tant fréquentés, que j’impute alternativement à l’un le labeur de l’autre.
Ma bévue d’aujourd’hui ne sera pas, j’ose l’espérer, réitérée.

                                P. L.

 

Jacqueline Rayet dans le Sacre du printemps, 1970, 

Emblème

Solennel, l’oiseau magique préside à nos écrits.
Le paon étale ses plumes qui font miroir à son ombre.
Mais c’est de l’homme qu’il s’agit :
il porte son image, et il ne le sait pas.

Sous le mot Analecta,
j’offre des miettes qu’il m’est fort utile
de rassembler afin de préciser
sur quelques points ma réflexion.